Journée d’étude : « IA et enjeux sectoriels, une approche critique »





Journée d’Etude Creis-Terminal : 9 octobre 2026

En partenariat avec LabSIC

Campus Condorcet

Participation libre mais Inscription obligatoire

Depuis la sortie de ChatGPT en novembre 2022, des systèmes d’Intelligence Artificielle (IA) fondés sur l’apprentissage sont utilisés par le grand public mais également dans un nombre grandissant de secteurs et de professions.

Au vu des enjeux sociétaux, de protection de données et de liberté, il est fortement question de réglementation, de régulation nécessaires. Mais il y a aussi des oppositions farouches à de telles tentatives. Les grandes plateformes numériques, pour une bonne part américaines, souhaitent freiner et oeuvrent contre la règlementation. On peut relever les effets auprès de la Commission Européenne qui a dû se résoudre, fin 2025, à suspendre une bonne partie du Règlement européen sur l’intelligence artificielle (Artificial Intelligence Act, IA Act entré en vigueur en juillet 2024), sous la pression conjointe de Washington et de la Big Tech. C’est aussi un des enjeux du « digital omnibus » qui, sous couvert de stimuler la compétitivité, pourrait limiter les protections face à l’IA, avec impact sur le RGPD. Nous analyserons ces antagonismes.

La journée d’étude s’intéressera également, dans une approche critique, à quelques enjeux de l’IA générative dans trois secteurs.

Dans le domaine de l’agriculture, une communication identifiera l’impact des applications numériques basées sur des modèles d’intelligence artificielle comme facteurs d’augmentation de la productivité dans les secteurs-clés des systèmes et des échanges agroalimentaires.

Dans le domaine de la santé et en particulier celui de la santé mentale, l’assistance de l’IA générative est souvent sollicitée en premier recours. En quoi les pratiques des jeunes et des moins jeunes impactent-ils la structuration des soins ? Plusieurs solutions technologiques, dans le champ de la santé mentale, visant à transformer le parcours de soin et l’autonomie des patients seront abordées.

L’arrivée de l’IA percute de front l’enseignement, la recherche et les activités culturelles. Quelles transformations des mécanismes d’acquisition et de transmission des savoirs sont à l’oeuvre ? Dans le domaine culturel et en particulier dans celui de l’audiovisuel qui souffre d’un « fil numérique brisé », les contenus sont vulnérables à une « aspiration » massive par les géants technologiques pour nourrir leurs modèles d’IA, sans consentement ni compensation, transformant les données créatives en matière première gratuite.

Programme (susceptible d’évolutions) :

9h30 Accueil Creis-Terminal et LabSIC

10h 10h40 –  Introduction : Impacts de l’IA générative sur l’IA act (digital omnibus) et le RGPD

François Pellegrini, professeur d’informatique, Université de Bordeaux 

10h50h-11h30- La dynamique paradoxale de la régulation de l’intelligence artificielle

Smail Oulebsir, docteur en sciences de l’information et de la communication 

Nous analyserons le paradoxe des initiatives de régulation de l’intelligence artificielle (IA) face à la puissance des grandes plateformes numériques, en particulier américaines. Nous nous intéresseront notamment au « mille-feuilles réglementaire » européen, dont l’applicabilité est mise à l’épreuve par les acteurs dominants du secteur. Malgré l’adoption, en mars 2024, de l’Artificial Intelligence Act, l’Union européenne a dû suspendre une partie de son application fin 2025 sous l’effet de pressions exercées par Washington et les grandes entreprises technologiques.
La présentation met ensuite en lumière le rôle central de ces « empires numériques » dans la structuration du marché mondial de l’IA. Tout en affichant publiquement leur soutien à une régulation, à l’image des appels d’OpenAI en faveur d’une gouvernance internationale, ces entreprises s’opposent souvent aux mesures susceptibles de limiter leurs pratiques ou d’encadrer leurs activités.
L’hypothèse défendue est celle d’une neutralisation progressive des ambitions réglementaires par les grandes firmes américaines de l’IA. Trois éléments l’étayent : la convergence entre les positions de l’exécutif américain et les intérêts des géants du numérique ; les pressions exercées, en 2026, pour obtenir des exemptions en matière de propriété intellectuelle concernant l’entraînement des modèles ; enfin, le soutien financier et politique apporté à des candidats favorables à un allègement de la régulation à l’approche des élections de mi-mandat américaines.

11h40-12h20 – Agriculture  

Impact de l’intelligence artificielle sur la production, la transformation, la distribution et les échanges agroalimentaires : l’expérience française dans un contexte européen  

Dominique Desbois (PhD), ingénieur honoraire du Département EcoSocio et de l’Institut AgroParisTech, participant à l’activité du Conseil scientifique national d’INRAE. Missionné par l’association CREIS-Terminal, il est le représentant français au comité technique « (Information Communication Technology & Society » (TC9) de l’International Federation for Information Processing.

Cette communication a pour but de dresser un état en France des lieux provisoire de l’impact socio-économique et environnemental, avéré sinon anticipé de l’intelligence artificielle en esquissant un bilan sectoriel, de ce type d’innovations numérique au sein du complexe agro-alimentaire français. En particulier, cette contribution s’attache à identifier l’impact des applications numériques basés sur des modèles d’intelligence artificielle comme facteurs d’augmentation de la productivité dans les secteurs-clés des systèmes et des échanges agroalimentaires.

Dejeuner 12h20-13h45

13h45-15h10 Santé :

13h45 –présentation des axes du Plan d’action du Grand Défi « Dispositifs médicaux numériques en santé mentale » du gouvernement

Chantal Enguehard, informaticienne Université de Nantes et secrétaire CREIS-TERMINAL

14h – L’IA comme médiateur pré-thérapeutique : pratiques des jeunes en santé mentale et angle mort clinique

Etienne Hien, doctorant LabSIC Université Sorbonne Paris Nord

Cette communication s’appuie sur une thèse en cours qui examine comment les jeunes de 15 à 30 ans utilisent les plateformes numériques pour parler de santé mentale. A partir de trois vagues de questionnaires, la communication pose une question simple : quelle place les outils d’IA prennent-ils dans la vie des jeunes, et pourquoi ce sujet reste-t-il absent des consultations ?
Les chiffres sont clairs. 95% des jeunes enquêtés ont utilisé une IA, et 67% lui ont posé une question personnelle ou émotionnelle. Pour les jeunes qui présentent un niveau d’anxiété élevé, l’IA est devenue l’interlocuteur le plus facile d’accès, avant les amis et avant les professionnels de santé. Une étude Ipsos BVA / CNIL menée en mars 2026 sur 3 800 jeunes européens confirme cette tendance à plus grande échelle. Du côté des professionnels, le paradoxe est saisissant : 84% utilisent eux-mêmes une IA, mais 59% n’en parlent jamais avec leurs patients.
C’est cet écart que la communication cherche à comprendre. Quelque chose de réel se passe dans les pratiques des jeunes, et les institutions de soin ne l’ont pas encore vu ou décide de l’ignorer. 

14h15 – 14h45 L’intelligence artificielle au service de la santé mentale : du soin clinique à l’accessibilité cognitive et au bien-être

Gaël DIAS, professeur, université de Caen

Après avoir défini la médecine 6P dans le cadre de la santé mentale, je présenterai le développement de plusieurs solutions technologiques visant à transformer le parcours de soin et l’autonomie des patients. En santé clinique, j’aborderai d’abord la conception de modèles prédictifs multimodaux (dépression, risque suicidaire) dont l’interprétabilité est validée par l’alignement de l’attention algorithmique sur l’expertise psychiatrique. Parallèlement, je présenterai la plateforme A2MIMO, qui mobilise des assistants virtuels et l’analyse de données pour aider les psychiatres à quantifier les symptômes et assurer un suivi longitudinal. Pour pallier le handicap cognitif, j’expliquerai comment l’IA permet de simplifier automatiquement des textes complexes via le projet ETR-fr afin de favoriser l’autonomie et l’autodétermination des patients. Enfin, j’illustrerai l’importance du bien-être à travers le projet ABC, qui mesure quantitativement et qualitativement les bienfaits de l’art et de la culture sur notre santé mentale.

14h45-15h échanges croisés sur les trois interventions

15h-16h20 Education et Enseignement supérieur, et Recherche :

15h : IA générative et éducation : reconfigurations des médiations et usages étudiants

Sami Ben Amor  docteur en Sciences de l’information et de la communication, IMSIC (Université de Toulon / AMU) et Jessica Nascimento doctorante IMSIC de l’Université de Toulon 

Cette intervention conjointe explore les transformations des mécanismes d’acquisition et de transmission des savoirs à l’ère des intelligences artificielles génératives (IAg), à travers deux approches complémentaires ancrées en Sciences de l’information et de la communication. La première partie, portée par Sami Ben Amor, propose une analyse des tensions entre automatisation cognitive et temporalité réflexive, révélant des effets ambivalents des IAg, à la fois facilitateurs et potentiellement générateurs de vulnérabilités éducatives. Le travail propose un modèle original d’analyse et de conception des dispositifs éducatifs à l’ère de l’IA, nommé CARES (Cognition, Agentivité, Responsabilité, Expérience, Subjectivation), qui vise à appréhender de manière systémique les recompositions à l’œuvre : transformation des processus cognitifs, redistribution de l’agentivité entre humains et systèmes, enjeux de responsabilité distribuée, reconfiguration des expériences d’apprentissage et effets sur la construction des subjectivités. La seconde partie, portée par Jessica Nascimento, s’appuie sur une enquête par questionnaire menée auprès de 124 étudiants de l’Université de Toulon pour explorer une problématique centrale : l’IA générative est-elle un outil facilitant l’apprentissage ou un risque pour le développement d’un esprit critique ? Articulé à un cadre théorique mobilisant trois concepts clés — l’acculturation numérique, l’appropriation des dispositifs et la littératie numérique —, le travail révèle une adoption massive et régulière, dominée par ChatGPT. Les usages déclarés sont hiérarchisés de manière pragmatique : le résumé de textes et de cours arrive en tête, suivi de la recherche d’explications et de la génération d’idées, tandis que la rédaction directe de devoirs est la moins valorisée. Toutefois, les résultats mettent en lumière un décalage préoccupant entre la confiance des étudiants et leur compétence réelle. Les résultats de l’étude conduisent à conclure que l’IAg est un dispositif ambivalent, dont les effets dépendent crucialement du niveau de littératie numérique des utilisateurs. L’ensemble de cette présentation vise à contribuer, dans une perspective critique, à une compréhension fine des conditions d’une intégration située, éthique et réflexive de l’IAg en éducation.

15h40 : La souveraineté des données : données aspirées, pillées et nourrissant les IA génératives audiovisuelles

Renan Mouren, Maître de conférences en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) à l’INSA Hauts-de-France – UPHF, et Cedric Lejeune, expert en Données & Contenus techniques et en Ingénierie des Systèmes Image et Son

Cette intervention conjointe, fondée sur les travaux du projet MedIAdata, dresse un diagnostic critique de l’industrie audiovisuelle à l’aune de l’essor des IA génératives. Les auteurs posent l’hypothèse que les gains de productivité promis par l’IA reposent sur deux piliers absents du secteur : des données structurées et un « fil numérique » (Digital Thread) continu. L’audiovisuel souffre d’un « fil numérique brisé » : fragmentation des données, silos d’information, incompatibilité des outils et perte de métadonnées tout au long du pipeline de production (de la pré-production à la distribution). Cette absence de structuration rend les contenus vulnérables à une « aspiration » massive par les géants technologiques pour nourrir leurs modèles d’IA, sans consentement ni compensation, transformant les données créatives en matière première gratuite. Face à ce « pillage » algorithmique, le projet MedIAdata propose une réponse industrielle et souveraine : la construction d’un Espace de Données Audiovisuel (Data Space) sécurisé, s’inscrivant dans l’initiative européenne TEMS (Trusted European Media Data Space) et l’architecture Gaia-X. En s’appuyant sur des standards internationaux et une approche multi-échelle (recherche, éducation, production), l’intervention explore comment restaurer une traçabilité des actifs, garantir l’interopérabilité et protéger les droits des créateurs, transformant ainsi la donnée audiovisuelle d’une ressource exploitée en un actif souverain et maîtrisé.

Pause 16h20

16h30  Conclusion : approche critique de l’IA

Eric George, professeur en sciences de l’information et de la communication, UQAM 

17 h Echanges

Participation libre mais Inscription obligatoire

La salle de réunion sera communiquée ultérieurement aux inscrits

L’intelligence artificielle et la justice, entre accélération technique et freins culturels

Débat en ligne organisé par CREIS-TERMINAL

vendredi 28 novembre 17h30-19h

L’année 2025 aura incontestablement été l’année de l’IA juridique : quatre rapports publics ont été publiés depuis la fin d’année 2024, les ouvrages se multiplient sur l’insertion de l’IA dans les pratiques judiciaires, les start ups ne cessent de fleurir (et de faner) et des formations universitaires et professionnelles apparaissent aux quatre coins de l’hexagone pour tenter de se saisir des opportunités, des risques et des questionnements autour de cette transformation accélérée du droit. Il y a pourtant une grande absente des festivités et de l’enthousiasme général : l’open data des décisions de justice, c’est-à-dire la politique publique visant la mise à disposition du public de l’ensemble des décisions de justice rendues par toutes les juridictions françaises. Enclenchée en 2016, reconfigurée en 2019, effectivement lancée en 2021, cette mise en ligne gratuite et en format librement réutilisable des décisions de justice continue presque silencieusement de prendre chaque année quelques années de retard… et pourtant personne, ou presque, ne s’en préoccupe.

La situation tient du parfait paradoxe, pour qui est conscient qu’il n’y a pas d’IA sans données. Pourtant, si l’open data était à l’origine conçue comme l’étape préalable au développement d’une IA juridique performante et opérationnelle, force est de constater que l’IA juridique, elle, n’a pas attendu une open data dès le départ freinée par un mélange d’impréparation technique et théorique. Quasiment dix ans après sa proclamation, l’open data a donc perdu sa seule réelle justification puisque les acteurs du secteur qu’elle était censée soutenir, la Legaltech, ont fait sans elle. Faute d’avoir été conceptualisée autrement que comme une béquille publique à une activité commerciale, l’ambitieuse politique qu’était censée être cet open data des décisions de justice continue aujourd’hui son chemin dans l’indifférence générale.

C’est sur ce paradoxe que nous proposons de nous attarder, en revenant successivement sur les ambitions de l’open data à l’époque de son lancement, puis sur ses défauts et obstacles originels qui expliquent à la fois son retard et son abandon total par le secteur de la Legaltech, et finalement sur la situation actuelle de délaissement de l’open data par l’ensemble des acteurs du droit, qu’ils soient praticiens, universitaires ou acteurs du développement de l’IA juridique.

Intervenante : Camille Bordère, maîtresse de conférences en droit public au sein de l’Université de Caen Normandie (ICREJ, UR 967). Elle est docteure en droit public de l’Université de Bordeaux, où elle a soutenu sa thèse de doctorat (La justice algorithmique. Analyse comparée (France/Québec) d’un phénomène doctrinal) en novembre 2023, et membre de la Chaire Droit public et politique comparés de l’université Jean Monnet Saint-Étienne. Ses recherches s’articulent autour de deux axes principaux : le droit du numérique et de l’intelligence artificielle (avec une particulière attention sur l’utilisation du numérique et de l’intelligence artificielle en droit) et la comparaison des droits. Dans ce dernier axe, elle s’intéresse ainsi plus spécifiquement aux États de la sphère anglo-américaine (Royaume-Uni et Canada) et aux questions de méthodologie de la comparaison.

Débat animé par Kieran Van Den Bergh, doctorant, membre du CA de CREIS-TERMINAL

Inscription obligatoire en envoyant un courriel à contact at lecreis.org précisant prénom, nom, fonction, adresse électronique et téléphone.

Le lien de connexion sera envoyé aux inscrits le 26 ou 27 novembre.

Félix Paoletti nous a quitté

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Félix Paoletti. Il a été incinéré au cimetière du Père Lachaise le vendredi 12 septembre. Il a été un compagnon de route du CREIS et son président pendant quelques années et a contribué avec conviction et détermination à la réflexion sur les enjeux de l’informatisation.

Toutes nos condoléances à sa famille.

Voici le texte lu par Daniel Naulleau lors des obsèques en hommage à Félix.

Félix PAOLETTI En souvenir.

Félix vient de nous quitter ce 4 septembre à 84 ans. Je vais tenter d’évoquer des faits qui m’ont marqué tout au long d’une quarantaine d’années de vie commune à l’Institut de Programmation / UFR d’informatique à Jussieu.

La carrière de Félix a été originale, carrière commencée en 1971. Il a fait, je crois, des études en Lycée technique puis s’est orienté vers les probabilités et les statistiques. Cela été sa spécialité d’enseignement à Jussieu depuis son arrivée, au moment du boom de l’enseignement de l’Informatique en France.

Il a toujours eu à cœur de faciliter l’accès de l’enseignement supérieur à des étudiants dont les parcours n’avaient pas été « normaux » Il a défendu, becs et ongles, les diverses moutures des filières de Programmeur d’Etudes, permettant ainsi à des jeunes, et moins jeunes, de poursuivre leurs études vers les voies « nobles ». Des nombreux étudiants d’IUT ont profité de ces possibilités.

Après la sortie en 1978 de la Loi informatique et libertés un mouvement au sein de l’Institut de Programmation s’est développé visant à la création d’un enseignement « Informatique et Société ». Je me souviens qu’une pétition a été lancée en interne pour obtenir un tel enseignement, finalement donné par une équipe de 8 enseignants. Félix a été un élément moteur de ce lancement.

Nous avons du être les plus grands diffuseurs de la loi Informatique et Libertés en la distribuant aux promotions de centaines d’étudiants de l’époque.

Il a aussi porté cette parole dans les écoles normales en particulier dans des Universités d’été du Ministère et au travers d’articles pour des colloques et des revues, sans oublier ses diverses publications comme « l’Homme et l’ordinateur » ou « Informatique et Libertés ». Il a été dans les années 90 président du CREIS, l’association des enseignants chercheurs en Informatique et Société.

C’est en 1991 que Félix a soutenu sa thèse « Informatique et société, ergonomie et conditions de travail » sous la direction de Jean Pierre Bénéjam, mettant « en évidence qu’il n’y a pas de déterminisme technologique et que, par conséquent, il existe pour les différents acteurs sociaux, des possibilités de choix ».

Félix a aussi été un militant syndical, tantôt actif localement, tantôt nationalement au SNES-Up puis au SGEN CFDT. Localement il a été moteur dans le fonctionnement de l’UFR soit en participant ou animant des AG soit par son investissement comme co-directeur de l’UFR 922 avec Richard Terrat en 1984-1985. Je retiens de cette période le travail qu’il a réalisé pour permettre aux personnels IATOS de suivre la reconversion des « perfo-vérif » vers divers fonctions plus modernes.

Il a participé activement aux premières luttes concernant l’amiante, qui ont permis d’obtenir une première protection des bureaux des personnels au cours des années 70, plus de vingt ans avant le désamiantage complet des locaux de l’université.

Discret, strict mais efficace, il a certainement fait évoluer l’UFR vers plus d’ouverture au monde par le développement d’ Informatique et Société, mais aussi vers les étudiants qui n’avaient pas eu la chance de suivre le « bon » cursus, en luttant contre les traditions, la réglementation, l’inertie de la fac.

11 Septembre 2025

Daniel NAULLEAU

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Parmi les nombreuses publications de Félix, citons ses trois contributions à la revue Terminal

N° 141 Terminal : Écouter (à) l’écran

Terminal est une revue de réflexion critique sur les mutations de la société à partir de la question des nouvelles technologies de l’information et du développement d’Internet. Terminal s’attache à une réflexion pluridisciplinaire et transversale sur les enjeux culturels et sociaux des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).

Terminal est en ligne sur le site Open édition Journal

Voix écrite et lecture conversationnelle, silence, son et bruit de la présence à distance.

Sous la direction de Peppe Cavallari et Margot Mellet